Renforcer et stabiliser les approches de solution à la crise de liquidité… Un défi au cœur d’une rencontre d’échange entre le secteur privé et le Gouvernement.

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Ramener le cash dans les banques, éviter les risques liés à la thésaurisation, inviter les acteurs du secteur privé, la banque Centrale et les Services publics a prendre leurs responsabilités pour régler au plus vite, la crise de liquidité, protéger le pouvoir d’achat du citoyen, sauvegarder et renforcer les fondamentaux des finances et de l’économie … ce fut la toile de fond de la grande réunion d’échange et de concertation entre les acteurs du secteur privé (Confédération Générale des Entreprises de Guinee, Chambre de Commerce, Industrie, Artisanat, Chambre d’Agriculture, le Gouverneur de la Banque Centrale, Mme la Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget et ses proches collaborateurs

Une 3eme grande rencontre, suite aux instructions fermes et aux orientations stratégiques données par le Chef de l’Etat, invitant les acteurs du secteur privé, les institutions bancaires, les structures de la money électronique, de micro finances et les services publics de l’Etat à se retrouver pour affiner et stabiliser dans un bref délai, des approches de solutions pratiques, à l’effet de régler de façon pérenne et efficace, la crise de liquidité qui affecte l’économie guinéenne.

Mme la Ministre de l’Economie, des finances et du Budget, Mme Mariama Ciré Sylla qui pilote le processus, épaulé par Mr le Gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba a introduit la séance en affirmant que : « cette rencontre d’extrême urgence est organisée à la demande des acteurs du secteur financier et privé. Nous cherchons ensemble conformément aux directives fermes du Chef de l’Etat à trouver des solutions concertées et efficaces nous engageants pour régler la crise du cash qui perturbe les échanges. Nous allons vous écouter par rapport aux initiatives et propositions idoines pour y arriver le plus vite possible pour soulager les usagers et les populations. »

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Guinée emboitera le pas à Mme la Ministre pour camper tout le contexte macro-économique : « La Guinée affiche des indicateurs tout au vert. Un Taux de croissance à 9,2%, le déficit du PIB en dessous de 3%, le taux d’inflation maitrisé au même que le taux d’endettement à 30 % du PIB, des réserves de change consistantes. Et avec, une notation souveraine en B+ perspectives positives, le secteur bancaire et les acteurs du secteur privé ont contribué à ces résultats qui place l’économie guinéenne dans une meilleure posture en Afrique. Mais on ne peut pas laisser cette embellie se dégrader avec la crise du cash qui affecte tout le système. Nous devons tous, nous mobiliser et agir en toute responsabilité, pour apporter des solutions. La BCRG a fait des efforts énormes avec l’injection massive des billets de banque. Malheureusement sur10 billets injectés seulement, 4 reviennent dans le circuit. Conséquence : la thésaurisation à outrance ! C’est pourquoi, nous devons amener les gens à ramener le cash dans les banques. Le temps nous est compté. » martèlera, le Gouverneur Dr Karamo KABA.

En réponse, Mr Baldé Pdt de la Chambre de Commerce, et Mr Ismael Keita de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée, ont : « Salué la main tendue du Chef de l’Etat…malgré la puissance publique l’Etat nous tend la main pour travailler en synergie d’action afin d’accompagner la valorisation de son potentiel à l’aube du Programme Simandou 2040. Nous vous assurons de notre volonté de travailler à vos côtés, pour répondre aux attentes des Guinéens dans le règlement de cette crise de liquidité qui pénalise tous. » soutiendront ils

Un tour de table ponctué d’interventions, de commentaires, d’observations, de recommandations et de suggestions de la part des acteurs du secteur privé et du monde des banque interviendra enregistrés.

Des préoccupations gravitant toutes autour des conditions d’allocation et de l’accès aux devises, l’encadrement du circuit du marché change, les mesure de protection des épargnant, le respect du secret bancaire, autoriser des retraits à un seuil acceptable pour petits déposant, plafonner les grosses opérations de retrait en espèces, encourager de le développement et le renforcement de la monnaie électronique, digitaliser le mode de paiement des salaires pour le secteur privé, améliorer l’accueil et revoir les frais bancaires .

Il en est de même, pour l’encadrement strict des activités de cambistes, des orpailleurs et détenteurs de stations-services de carburant en lien avec le circuit du cash et la crise de rente, limiter les dérives spéculatives des cambistes, promouvoir le déploiement des succursales des banques privés sur l’ensembles de préfectures du pays, la poursuite du désengorgement au port afin de libérer les containers de marchandises

En termes de doléances, ils solliciteront la mise en service du switch national, le règlement de la dette intérieure qui pénalise des acteurs du secteur privé, l’harmonisation et la cohérence de la communication et du discours des politiques sur les causes de la crise du cash, la discipline et la rigueur dans la gestion budgétaire et monétaire de même que l’enclenchement d’une vigoureuse campagne de communication et de sensibilisation des acteurs économiques et des populations sur les dangers de la thésaurisation.

Au terme de la rencontre, des engagements ont été pris de part et d’autre.

Mme la Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget s’est félicitée de la volonté affichée par les acteurs du secteur privé et les représentants de l’APB à conjuguer les efforts et à travailler en synergie d’action, pour régler la crise du cash : « Tout le monde est d’accord et s’engage à agir par ramener le cash dans les banques, à sensibiliser contre risques qu’engendre la thésaurisation. On est également d’accord qu’il va falloir renforcement la monnaie électronique, la digitalisation des opérations pour réduire le cash, bancariser le monde rural, responsabiliser les cambistes, les orpailleurs et gérant des stations à s’impliquer dans la mise en œuvre des approches de solutions afin de résorber la crise. La BCRG et l’APB doivent travailler à l’opérationnalisation du switch national. »

Acteurs du secteur privé, représentants de l’Association des Professionnels de Banques sous l’égide du Gouverneur de la BCRG doivent se retrouver pour affiner les idées forces et les solutions consensuelles assortis d’un agenda clair et évaluable à opérationnaliser les jours à venir.

Service de Communication, Relations Publiques MEFB.

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