Finances Publiques – Secteur Minier : Un impératif fixé pour le rapatriement diligent des devises en Guinée.

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​Sous l’impulsion du Chef de l’État, une rencontre stratégique s’est tenue, le mardi 31 mars 2026 à Conakry entre le Gouvernement et les acteurs du secteur minier.

Au cœur des échanges : l’impératif de rapatriement des recettes d’exportation pour consolider les réserves de change et soutenir le développement socio-économique du pays.

​Un impératif de souveraineté économique

​Réunis autour du Ministre des Mines et de la Géologie, M. Bouna Sylla, de la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mme Mariama Ciré Sylla, et du Gouverneur de la Banque Centrale (BCRG), Dr Karamo Kaba, les représentants de la Chambre des Mines de Guinée ont pris connaissance des nouvelles directives fermes de l’exécutif.

Le Ministre Bouna Sylla a rappelé d’emblée que cette concertation fait suite aux instructions précises du Président de la République. Malgré les efforts consentis par certaines compagnies, le taux de rapatriement des recettes minières — fixé par la loi à au moins 50% (100% étant la norme) — reste inégalement appliqué.

​« Dans un contexte international instable, il est urgent que le secteur minier contribue davantage à la mobilisation des ressources en devises pour financer la diversification de notre économie », a souligné avec fermeté, le Ministre des Mines.

​Nouvelles directives : de 50% vers un objectif de 70%

Franchir un nouveau cap, le Gouvernement a annoncé des mesures structurelles fortes :

  • ​Relèvement des seuils : L’objectif de rapatriement des devises passe de 50% à une fourchette comprise entre 60% et 70%.
  • ​Transparence des flux : Systématisation des procédures DDI-DDE pour toutes les exportations.
  • ​Bancarisation locale : Obligation de faire transiter les opérations de dépenses opérationnelles (OPEX) par les banques commerciales guinéennes.
  • ​Consolidation des réserves : Incitation à effectuer les opérations d’achats locaux en devises pour renforcer les réserves de change de la BCRG.

​Le Gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba, a étayé ces décisions par une présentation technique sommaire du niveau de rapatriement des devises par sociétés, soulignant la nécessité pour chaque acteur de se conformer rigoureusement à la loi pour garantir la stabilité monétaire du pays et permettre à l’État de faire face, à ses obligations régaliennes.

Un dialogue constructif et des engagements mutuels

​La Chambre des Mines, tout en réitérant l’engagement des opérateurs à soutenir l’économie nationale, a exposé les défis sectoriels : remboursement des crédits de TVA, certification des bilans sociaux et gestion des bordereaux de suivi des cargaisons.

​En réponse, la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a salué les acteurs du secteur pour leur contribution aux ressources budgétaires. Elle a tenu à rassurer les investisseurs et acteurs du secteur minier guinéens par rapport aux préoccupations soulevées :

  • ​Digitalisation : Une réforme du processus de remboursement de la TVA est en cours pour apurer les stocks de manière fluide.
  • ​Partenariat stratégique : L’État s’engage à maintenir un environnement d’affaires « gagnant-gagnant », aligné sur les ambitions du programme Simandou 2040.

Vers un mécanisme d’application immédiat

La rencontre s’est conclue par une instruction de travail en synergie : la Chambre des Mines et la Banque Centrale doivent désormais élaborer, dans les plus brefs délais, un protocole d’application effective et diligente de ces nouvelles mesures.

Ce renforcement de la réglementation marque une étape clé dans la stratégie guinéenne visant à transformer ses richesses souterraines en levier direct de prospérité pour les populations.

Service Communication, Relations Publiques MEFB.

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