CSW70/ La promotion et la garantie des droits des femmes et des filles, enjeu majeur des travaux de la 70ᵉ session de la Commission sur la Condition de la femme des Nations Unies à New York. .

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« Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice », c’est sous cette thématique que se tiennent à New York, les travaux de la 70ᵉ session de la Commission sur la condition de la femme (CSW70) des Nations Unies. Un grand forum planétaire qui se tiendra jusqu’au 19 mars au siège des Nations Unies.

Parmi les femmes qui portent la voix de la Guinée à cette session onusienne figurent deux grandes dames, représentant le Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget au sein de la Délégation officielle : Mme la Conseillère Chargée de Mission Kadiatou Dinah Sampil et Mme Keita Bountouraby Soumah, Chef Service Genre et Equité.

De l’avis des experts, cette session est le plus grand rassemblement annuel des Nations Unies consacré à l’égalité des sexes et aux droits des femmes dans un contexte mondial de conflits et de menaces sur l’État de droit eT des libertés notamment celles, consacrées aux femmes et aux filles.

Le 9 mars, les membres de la délégation guinéenne, conduite par Mme Pauline Adeline Patricia Lamah, Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités ont pris part, au Débat Général, aux côtés des déléguées et experts des autres États membres, des organisations internationales comme l’OIF, ainsi que des représentants de la société civile engagés dans la promotion des droits des femmes et l’autonomisation des filles.

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a mobilisé (en marge des travaux à New York), les invitées et participantes à un dialogue de haut niveau sur le thème : « Actions francophones pour les femmes et les filles : l’identité juridique, vecteur de justice ».

Une opportunité saisie par la délégation guinéenne pour mettre en exergue, les efforts et reformes du Gouvernement pour renforcer l’identité juridique et le cadre institutionnel à travers « l’enregistrement des naissances et l’accès à l’état civil, qui constitue un levier essentiel pour garantir l’accès aux droits et à la justice pour les filles et femmes de Guinée »

Le 10 mars a été marqué par les travaux en plenière dans la grande salle des Nations Unies à New York. Point d’orgue d’une journée dense, marquée par une series d’interventions notamment : le discours de bienvenue de Mme la directrice exécutive de l’ONU-Femme, l’allocution de Mr le Secrétaire Général des Nations Unies et les propos du Président de la 70 ème session de l’assemblée générale ainsi que les déclarations des représentants des différents délégués des pays membres des Nations Unies.

Coté organisateurs, on espère que cette session constituera un moment idéal pour garantir les droits, la justice et l’action pour toutes les femmes et les filles.

Les experts parient à cet effet, sur cinq (5) actions majeures à mener pour renforcer l’accès des femmes et des filles à la justice et de consacrer nos droits. Il s’agit entre autres de :

  • Mettre fin à l’impunité.Il faut combler les lacunes, faire appliquer les lois et tenir les agresseurs responsables de leurs actes.
  • Réformer la loi.Il faut abroger les lois discriminatoires, celles qui permettent de traiter les femmes et les filles de manière inégale, qui les tolèrent ou qui passent sous silence les violences à leur égard.
  • Financer la justice.Il faut veiller à ce que le système judiciaire dispose de ressources suffisantes, notamment pour financer l’aide juridictionnelle et les services d’assistance aux victimes.
  • Investir dans le changement.Il faut financer les organisations de femmes œuvrant en faveur de l’adoption de réformes judiciaires transformatrices, qui interviennent en première ligne, et offrent des services de soutien aux survivantes, et mobilisent l’opinion publique, et
  • Utiliser la technologie et les données à bon escient. Grâce à l’innovation et à la collaboration, les lois peuvent conduire à une justice plus efficace. Il faut lutter contre les biais algorithmiques et les abus en ligne, s’opposer à la mésinformation et désinformation, élargir la collecte de données désagrégées de genre et combler la fracture numérique entre les hommes et les femmes.

Synthèse : Service Communication, Relations Publiques.

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