WCAF 5 : de Bangkok à Conakry, la Guinée transforme la confiance en partenariats.

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Le 5ᵉ Forum économique Royaume-Uni–Afrique francophone (WCAF 5) tient toutes ses promesses. Depuis le mardi 20 octobre 2026, Conakry est la vitrine économique de l’Afrique francophone.

Une cérémonie d’ouverture au plus haut niveau

La cérémonie d’ouverture de ce grand rendez-vous d’affaires a été présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, aux côtés du Président de l’Assemblée nationale Dansa Kourouma. La Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, les membres du gouvernement, des investisseurs et le corps diplomatique accrédité en Guinée étaient présents.

 

Le forum réunit plus de 1 500 délégués et participants, venus de plus de 16 pays africains, avec des délégations de 42 pays à travers le monde. Pour la première fois, il se déploie dans un pays d’Afrique de l’Ouest non membre du Commonwealth. C’est une confirmation de l’attractivité grandissante de la Guinée aux yeux de ses partenaires.

Bangkok, puis Conakry : une dynamique cohérente

Ce forum intervient au retour de la mission gouvernementale de Bangkok. Conduite par la Ministre Mariama Ciré Sylla, la délégation y avait déblayé le terrain avec les institutions de Bretton Woods, les partenaires techniques et les investisseurs rencontrés en marge des Assemblées annuelles.

La rencontre avec les partenaires britanniques prolonge cet élan. Elle ouvre un débat qui répond déjà à la question de l’attractivité de la destination Guinée : un environnement d’affaires en amélioration, une signature crédible et un pipeline de projets bancables et structurants à valoriser.

Des messages forts à l’ouverture du forum

L’appel à l’action du Premier ministre. Pour Amadou Oury Bah, « Simandou 2040 est le pilier de la transformation », avec trois exigences : des financements accessibles, des marchés ouverts aux PME locales et la formation de la jeunesse dès le départ.

Un partenariat de pointe avec le Royaume-Uni. Grâce au travail de l’Ambassadeur Aly Diallo, le Royaume-Uni apporte capitaux et expertise technique, représenté par Ben Coleman, envoyé commercial pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et Steve Gray, de UK Export Finance (UKEF).

Pour le Ministre de la Coopération Ismaël Nabé, l’entrée de la Guinée à l’OCDE prouve que son économie change de dimension et se tourne vers la transformation locale.

La rigueur financière, socle de la crédibilité. Lors du panel final, animé par l’ambassadeur britannique Daniel James Owen Shepherd, Mme la Ministre Mariama Ciré Sylla, tout juste rentrée de Bangkok, a présenté la stratégie de valorisation des ressources minières. « Celles-ci doivent servir de tremplin à la diversification et à la transformation en profondeur de l’économie. Si Simandou génère des recettes », a-t-elle souligné. Il faut aussi mobiliser suffisamment de ressources domestiques et les gérer avec rigueur et efficacité, pour une croissance partagée et durable.

Mme la Ministre Mariama Ciré Sylla a rappelé les grands défis relevés avec les investissements massifs dans le chemin de fer et le port minier. « Ces infrastructures profitent à toute l’économie, pas seulement aux mines. Le fonds souverain en cours de création viendra appuyer la stabilisation et le financement des grands investissements de diversification, pour sécuriser l’avenir des générations futures ». Adossées à la notation souveraine du pays, ces réformes renforcent la crédibilité de la Guinée et ouvrent des perspectives pour la mise en œuvre efficace du Programme Simandou 2040.

Des projets concrets pour les investisseurs.

Le Ministre des Infrastructures, Faciné Sylla, a présenté des projets structurants et intégrés : la route à 2×2 voies Hamdallaye–Sonfonia, en cours de réalisation, et la construction prochaine des routes sur les axes Kankan et Labé. Il a sollicité le soutien de l’UKEF pour accélérer leur mise en œuvre, à travers le montage de financements appropriés.

Les enjeux majeurs du forum

Le cœur des débats : passer d’une logique d’aide ou de simple extraction minière à une véritable industrialisation et à la transformation locale.

Diversification économique. Faire de Simandou 2040 un accélérateur de croissance pour l’énergie, les transports, les infrastructures et la transition numérique.

Accords commerciaux transfrontaliers. Dépasser la barre des 5 milliards de livres sterling d’échanges, en connectant les réseaux britanniques aux 16 économies francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Financement du développement. Mobiliser des capitaux majeurs et durables auprès d’acteurs de premier plan, comme UK Export Finance.

Des attentes réciproques

Côté guinéen et africain : rompre avec les promesses de forum sans lendemain. L’attente est claire : transformer les protocoles d’accord en projets réels, générateurs d’emplois durables et de valeur ajoutée locale.

Côté britannique : un cadre réglementaire transparent, stable et compétitif, et des projets structurés, prêts à être financés.

Les échanges se poursuivent avec des panels et du networking entre délégués, partenaires, hommes d’affaires et investisseurs.

Et demain alors en termes de perspectives

De Bangkok à Conakry, le message est le même : la Guinée est prête à convertir sa crédibilité en financements, en partenariats et en projets à impact. Le WCAF 5 n’est pas une fin en soi. C’est un point de départ pour que l’ère Simandou profite à toute l’économie, à ses PME, à sa jeunesse et aux générations futures.

Le défi est maintenant de transformer l’essai : faire de chaque accord un projet, et de chaque projet un emploi.

Service Communication, Relations Publiques MEFB

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