
Dans la dynamique des réformes structurelles insufflées par le Président de la République, M. Mamadi Doumbouya, et coordonnées par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, M Amadou Oury BAH, le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget accélère la transformation de la gouvernance financière du pays. Sous l’impulsion de la Ministre Mariama Ciré Sylla, le département vient de poser un jalon essentiel dans la gestion rigoureuse des ressources publiques.


À l’occasion de la présentation du Rapport d’évaluation des dépenses fiscales 2024, le 5 juin 2026 à Conakry, Mme la Ministre Mariama Ciré Sylla a annoncé la mise en place prochaine d’un Comité national dédié à optimiser l’impact économique de chaque franc exonéré.
En effet, l’atelier de restitution consacré à la rationalisation des exonérations fiscales et à la présentation du Rapport d’évaluation des dépenses fiscales 2024, marque un tournant. Cet exercice annuel, désormais institutionnalisé en vertu de l’article 49-2 de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LORLF), s’impose comme un pilier de la transparence budgétaire et de la bonne gouvernance en Guinée.


A l’ouverture le message du Premier Ministre a été porté par le Ministre Directeur de Cabinet à la Primature qui s’est félicité de cette belle initiative.
Pour Daouda Kamissoko : « cet exercice concours au renforcement des outils de bonne gouvernance à l’effet de limiter des pertes de ressources et surtout de favoriser des investissements impactant. »
À cette occasion, Mme la Ministre Mariama Ciré Sylla a salué le travail remarquable et l’engagement du Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) de son département, maître d’œuvre de ce rapport devenu un véritable instrument de pilotage stratégique de l’action publique.
L’occasion sera donnée à Dr Mamadou Saliou Diallo de b rosser le contenu du Rapport, étayé par des chiffres clés de l’exercice 2024 qui appellent à un impératif de vigilance
Dans un contexte national axé sur le financement des infrastructures majeures, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’énergie et des programmes sociaux – portés par l’ambitieux Programme Simandou 2040, la mobilisation des ressources intérieures s’impose comme un impératif stratégique.

Selon le DG du BSD Dr Saliou Diallo : « si la modernisation des administrations fiscales et douanières progresse, l’examen des choix budgétaires que représentent les dépenses fiscales est devenu indispensable. Pour l’année 2024, le coût total de ces mesures dérogatoires révèle des indicateurs précis :
* 4 049 milliards GNF : C’est le montant global du manque à gagner consenti par l’État pour soutenir l’activité économique et protéger le pouvoir d’achat.
* 16,5 % d’augmentation : Une progression marquée par rapport à l’exercice 2023.
* 1,3 % du PIB nominal et 13,82 % des recettes fiscales totales : En d’autres termes, l’État renonce à près d’un franc sur sept de ses recettes potentielles.
Précisera, le Directeur General du Bureau de Stratégie et de Développement du MEFB.

Passer d’une logique de guichet à une exigence de résultats
Pour le département de l’Économie, des Finances et du Budget, l’objectif n’est pas de freiner l’investissement, mais de s’assurer du retour sur investissement pour la nation.
Si les incitations fiscales demeurent de puissants leviers de croissance lorsqu’elles sont ciblées et temporaires, des dispositifs mal encadrés risquent de générer des effets d’aubaine ou des distorsions de concurrence.
« Les dépenses fiscales sont avant tout des choix souverains (…). Mais tout choix budgétaire doit pouvoir être évalué », avait rappelé Mme la Ministre, invitant l’ensemble des acteurs à renforcer leur vigilance sur l’efficacité économique et sociale de ces dispositifs. Désormais, chaque exonération accordée par l’État devra répondre à une logique de performance et produire des résultats tangibles autour de cinq axes prioritaires ; » indiquera Mme la Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget.

Ces dépenses fiscales doivent favoriser :
* La création nette de valeur ajoutée
* La création d’emplois durables
* Le transfert effectif de compétences et de technologies
* L’industrialisation et la transformation locale de nos matières premières
* L’élargissement de l’assiette fiscale à moyen terme


La grande réforme : Le Comité national de rationalisation des dépenses fiscales
Pour opérationnaliser cette vision, Mme la Ministre Mariama Ciré Sylla a officiellement annoncé l’engagement du processus de mise en place du Comité national de rationalisation des dépenses fiscales. Cette nouvelle instance aura pour mission de s’appuyer sur les données rigoureuses du rapport du BSD pour concevoir et déployer une véritable stratégie nationale de rationalisation.
Fidèle aux principes de transparence du Ministère, cette réforme majeure sera menée selon une approche inclusive et participative. Le cadre de concertation associera :
* Les administrations financières et fiscales ainsi que les ministères sectoriels.
* Les institutions de contrôle.
* Le secteur privé, les organisations patronales et les chambres consulaires, dont l’expertise terrain est jugée indispensable pour concevoir un système incitatif plus performant.
* Les organisations de la société civile.
A la suite de la présentation de ce rapport synthèse, des panels au niveau des ministres et techniciens ont eu lieu pour approfondir les échanges au tour du constat, défis, des perspectives et des recommandations


Le pari sur l’avenir : Concilier attractivité économique et responsabilité budgétaire
Au terme de cette grande session d’échanges et de partages, Mme la Ministre a tenu à rassurer les partenaires économiques de la Guinée : « Notre ambition n’est pas de réduire l’attractivité de la Guinée. Elle consiste à mieux cibler les avantages fiscaux afin qu’ils produisent davantage d’investissements productifs (…). La Guinée doit continuer à accueillir les investisseurs avec ambition et confiance, mais également avec exigence, responsabilité et transparence. »


Plus qu’un simple bilan comptable, le Rapport 2024 s’impose désormais comme un outil d’orientation stratégique destiné à éclairer la prise de décision publique, sécuriser les trajectoires budgétaires et garantir une Guinée pleinement maîtresse de son destin économique.

Service Communication, Relations Publiques MEFB.
















