MEFB/BCRG/Marchés de capitaux : la Guinée pose les jalons d’un nouveau modèle de financement pour son économie en pleine transformation.

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Réunis à l’occasion du Forum sur le financement de l’économie guinéenne, organisé par Ecobank Guinée, les principaux acteurs publics et privés du pays ont affiché une même conviction :  le crédit bancaire court et cher, et même le budget de l’État ne peuvent, à eux seuls, porter les ambitions d’investissement de la Guinée, résolument engagée dans un vaste Programme de transformation socio-économique et intégré du pays.

Un tournant économique et financier assumé

Pendant des décennies, les entreprises guinéennes n’ont eu qu’une seule porte pour financer leurs projets : le crédit bancaire à court terme, coûteux et souvent insuffisant pour les grands investissements. Un modèle qui, de l’aveu même des autorités et des acteurs du secteur financier et prive, a atteint ses limites. Ceci, d’autant plus dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques, la flambée des coûts de l’énergie et du transport, et l’endettement croissant des États.

En intervenant à la session d’ouverture des échanges, et face à ces risques accrus, Mme la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a été claire: « la Guinée a besoin d’instruments de financement diversifiés et adaptés à ses réalités. Son objectif : « transformer chaque opportunité en projet bankable, chaque projet en investissement concret, et chaque investissement en emplois durablement créés et en valeur ajoutée locale. »

Dans son argumentaire, Mme la Cheffe du Département de l’Economie, des Finances et du Budget a mis en exergue les efforts et reformes engagées pour améliorer la Gouvernance économique et financière, la mobilisations des ressources domestiques, de l’épargne locale, l’élaboration avancée du Fonds Souverain de Guinée, les effets de la notation pays en B+ perspectives positives sans oublier les efforts pour la qualité et la maturité des projets d’investissements publics a soumettre pour financement aux bailleurs, partenaires et gros investisseurs dans le Cadre du Programme Simandou 2040.

Simandou 2040, catalyseur d’un marché naissant

Avec le Programme Simandou 2040, la Guinée s’apprête à écrire l’un des chapitres les plus importants de son histoire économique. Mais un mégaprojet minier, aussi structurant soit-il, ne peut à lui seul irriguer toute une économie.

« Il faut des relais : un marché monétaire et financier solide, où les entreprises guinéennes pourraient lever des capitaux par les actions et les obligations, de l’argent frais, sans alourdir la dette bancaire, et avec un risque mieux partagé. Une opportunité, aussi, pour chaque Guinéenne et chaque Guinéen de devenir actionnaire de la croissance de son propre pays. », témoigneront, tour à tour, des experts, acteurs du secteur privé et des partenaires pays.

Des avancées concrètes déjà enregistrées

Ouvrant les échanges, le Gouverneur de la Banque Centrale de Guinée a détaillé les progrès réalisés dans le cadre du Projet d’Appui à la modernisation du système financier, soutenu par la Banque Africaine de Développement : « un projet de loi en préparation, une infrastructure de marché en construction, un cadre juridique en cours de finalisation, et une politique monétaire jugée solide (inflation maîtrisée, réserves de change renforcées, marché des titres d’État déjà opérationnel’ des acteurs de la chaîne de valeur en formation, la centrale à risque en montage  tout comme l’infrastructure de marché. » Dr Karamo Kaba s’est aussi félicité de la stabilité macroéconomique et de la loi sur le contenu local.

Pour Mbemba Sylla, Directeur Général du Guinea Development Board, la Guinée dispose de tous les atouts pour devenir un ‘’hub économique de référence en Afrique de l’Ouest’’ : « notation souveraine, pipeline de projets matures, formats PPP couvrant infrastructures, énergie, agriculture et mines…. Tout ceci devrait bénéficier de la mise en place d’un marché de capitaux pour trouver des financements adaptés et compatibles à la soutenabilité de la dette du pays en faveur des gros projets d’investissements qui s’annoncent avec le Programme Simandou 2040. »

Ecobank, partenaire stratégique aux cotés de la Guinée.

Présent dans 35 pays africains, le groupe Ecobank a réaffirmé son ambition d’accompagner la Guinée dans la structuration de ce marché émergent.

Mme Roseline Abé, Directrice Zone UEMOA (Ecobank Development Corporation) a insisté sur le rôle de conseil, d’arrangeur et de distributeur que le groupe peut jouer pour aider les entreprises guinéennes à structurer leur gouvernance et lever des fonds au-delà des frontières nationales. Mme ABE s’est attardée sur les produits et instruments susceptibles d’alimenter ce marché en construction a l’attention des entreprises guinéenne en partageant l’expérience de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l’espace UEMOA.

Quant au Directeur Général d’Ecobank Guinée, il a salué la volonté du gouvernement de mobiliser l’épargne domestique tout en recherchant, dans le respect de la soutenabilité de la dette, des financements pour les projets structurants.

Mr Diawadou Bah a réaffirmé la volonté et l’engagement de son groupe à appuyer le Gouvernement dans le financement de l’économie guinéenne en peine transformation au regard des indicateurs macroéconomiques édifiant.

De la réflexion à l’action.

Au terme de cette journée d’échanges à Conakry, un constat partagé s’est imposé : la volonté politique est affichée, les entreprises sont mobilisées, et Ecobank se dit prêt à mettre son expertise et son réseau au service de la construction d’un véritable marché de capitaux guinéen, pierre angulaire de la transformation économique du pays à l’horizon Simandou 2040.

Service Communication, Relations Publiques MEFB

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