DOSSIER SPECIAL : 8 mars, journée internationale des droits de la femme : Malado Kaba, Ministre de l’Economie et des Finances

88

LE BULLETIN DU GOUVERNEMENT – FEVRIER 2018

DOSSIER SPÉCIAL : 8 MARS, JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA

FEMME : MALADO KABA, MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES


« Nous sommes une majorité encore trop silencieuse, mais qui émerge néanmoins. L’éducation est une des clés pour favoriser l’indépendance économique nécessaire à l’émancipation des femmes »

Pour consulter et télécharger ce nouveau numéro, merci de cliquer ici.

Conakry, le 13 Mars 2018 Le 8 mars célèbre la Journée Internationale des

Femmes ! Officialisée par les Nations Unies en 1977, la Journée Internationale des

Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes. La Journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité car, tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

 

Que représente pour vous la célébration du 8 mars de façon générale ?

C’est une date symbolique, qui rappelle les enjeux et la nécessité de l’amélioration de la place des femmes dans le monde et dans nos sociétés.  Il est vrai que c’est une célébration, il s’agit de célébrer les avancées importantes faites depuis plusieurs siècles dans le monde et aussi en Afrique dans une moindre mesure. Mais le chemin qui reste à parcourir est encore long chez nous. En effet, même à mon propre niveau et j’utilise cela souvent comme une boutade à l’égard de mes collaborateurs, je remarque que l’on a du mal à dire Mme la Ministre, on se trompe pour dire souvent Monsieur le Ministre. C’est une erreur involontaire sans doute, mais qui en dit long justement sur les habitudes et l’inconscient de nos hommes (rires) ! Certains d’entre eux ont eu à déclarer « pourquoi elle ? » / Auraient-ils dit la même chose si j’avais été un homme ?

 

Et quelle est, selon vous, la place qu’occupent les femmes guinéennes dans notre société aujourd’hui ? Est-elle satisfaisante ?

Mon département compte 3 femmes au poste de directeur national, sur les six directions que compte le ministère, la parité est inscrite dans les gènes de ce département au plus haut niveau. Mais beaucoup reste à faire dans les comportements au quotidien.

Les femmes guinéennes continuent de souffrir. L’éducation, l’accès au financement, la justice, les violences sont encore des aspects sur lesquels des avancées importantes sont attendues.

La violence en particulier est encore trop prégnante dans notre société au 21ème siècle. On l’a vu encore récemment, y compris dans des pays dits « avancés », les comportements les plus abjects de la part des hommes sont monnaie courante. Mais que dire de nos sœurs en Afrique et en Guinée.

Nous sommes une majorité encore trop silencieuse, mais qui émerge néanmoins. L’éducation est une des clés pour favoriser l’indépendance économique, nécessaire à l’émancipation de la femme. Je l’ai répété encore lors de la semaine de la citoyenneté à l’université de Kindia. Bâtir sa vie sur des éléments structurants comme l’éducation est primordial. La beauté passe ! Pas les diplômes.

 

Pour consulter et télécharger ce nouveau numéro, merci de cliquer ici.  

La Cellule de Communication du Gouvernement

Pour consulter et télécharger et la Flash Info en PDF cliquer ici.